• La glorification du roi

    Heurté par sa visite du château de Vaux-le-Vicomte, magnifique résidence de son ministre Fouquet, Louis XIV entend créer à Versailles un palais qui n'a pas de comparaison dans le royaume et même en Europe. Le bâtiment doit consacrer la grandeur du roi et de son règne.

    Le plan du château est étudié pour mettre en valeur le souverain. La chambre royale se situe au centre du palais et sur un grand axe qui part de la statue du roi dans la cour d'accès et qui se prolonge par le Tapis vert et le Grand Canal. Louis XIV se fait représenter en divinité dans plusieurs compositions sculptées.

    En outre, le château apparaît comme une œuvre de « propagande » pour reprendre le mot de Joël Cornette. À travers la décoration, le roi fait passer quelques messages. Peints après la guerre de Hollande, les plafonds de la galerie des Glaces renvoient une image glorieuse du prince, destinée à amplifier une victoire militaire finalement assez limitée. Louis XIV y apparaît représenté en roi de guerre et de triomphe qui écrase tous ses ennemis.

    Le château s'anime de splendides fêtes que l'invitation des plus grands musiciens (Jean-Baptiste Lully) et des plus grands auteurs (Molière) rehaussent. Autant d'occasions de divertir la noblesse présente et de glorifier le propriétaire des lieux. Ce mécénat fait de Versailles le creuset du classicisme. Par certains aspects, Versailles se présente aussi comme le siège d'un « culte monarchique »[9]. S'y élabore une sorte de liturgie, avec ses grands moments (les levers du roi, les repas du roi, la visite des jardins, les couchers du roi…), ses fidèles (les grands seigneurs et les serviteurs) et ses règles (l'Étiquette).


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